Le vrai ennemi : l'humidité
Un van mal isolé n'est pas seulement froid, il est humide. Deux personnes qui dorment produisent près d'un litre d'eau par nuit, auxquels s'ajoutent la cuisson et le séchage des affaires. Cette vapeur cherche la surface la plus froide qu'elle trouve : la tôle. Elle s'y condense, ruisselle derrière l'habillage, et attaque le métal là où personne ne regarde.
Deux couches croisées, un pare-vapeur continu
Nous posons l'isolant en deux couches dont les joints ne se superposent pas, précisément pour éviter les couloirs de froid. Les montants métalliques, qui traversent l'isolation de part en part, sont traités séparément : ce sont eux qui créent les ponts thermiques les plus visibles à la caméra infrarouge.
Vient ensuite le pare-vapeur : un film continu, dont chaque perçage — passage de câble, vis d'habillage — doit être refermé. Un pare-vapeur troué à dix endroits ne sert quasiment à rien.
Ventiler, toujours
Un van bien isolé sans ventilation devient une cocotte. Un lanterneau à ventilateur réversible et une entrée d'air basse suffisent à évacuer l'humidité produite la nuit. C'est le couple isolation + ventilation qui fait le confort, jamais l'un des deux tout seul.
En résumé
- Traitez les ponts thermiques avant d'ajouter de l'épaisseur ailleurs.
- Soignez la continuité du pare-vapeur, surtout autour des passages de câbles.
- Prévoyez une ventilation permanente, même en hiver.
- Faites poser les vitrages avant l'habillage : reprendre une découpe après coup abîme l'isolation.


